Cas client Schindler : l’affichage dynamique en cabine d’ascenseur

Le concepteur d’ascenseurs et d’escaliers mécaniques a fait de l’écran en cabine un service à part entière. Près d’une centaine d’écrans informent aujourd’hui les passagers, pilotés à distance depuis la plateforme EMITY.

2018Lancement d’E-screen
≈ 100Écrans en cabine
+7 000Écrans pilotés par EMITY

Logo de Schindler, concepteur d’ascenseurs et d’escaliers mécaniques

Le contexte

Un équipementier qui digitalise son produit

Schindler conçoit et entretient des ascenseurs et des escaliers mécaniques. En 2018, sa filiale française lance E-screen : un écran connecté installé en cabine, qui affiche de l’information aux passagers pendant le trajet. La brique logicielle qui fait vivre ces écrans — ce que le métier appelle l’affichage dynamique, c’est-à-dire la diffusion de contenus pilotée à distance sur un parc d’écrans —, c’est EMITY.

Le point à retenir tient en une phrase : Schindler n’a pas acheté de l’affichage dynamique pour communiquer en interne. L’écran est devenu une option de son catalogue, proposée aux gestionnaires d’immeubles qui installent ses ascenseurs. Le cahier des charges change du tout au tout : ce qui est livré doit tenir devant le client final, immeuble après immeuble, sans technicien sur place.

Ce choix s’est concrétisé par la signature d’un contrat cadre : le parc peut s’étendre bâtiment après bâtiment sans repasser par une négociation à chaque site. Près d’une centaine d’écrans sont installés à ce jour.

Le besoin

Ce que demande un écran en cabine d’ascenseur

Un écran d’ascenseur ne se pilote pas comme un écran de hall. Quatre contraintes structurent le projet.

Un temps de lecture de quelques secondes

Un trajet en ascenseur dure rarement plus d’une minute, et le passager ne s’assoit pas pour lire. Le message doit se saisir d’un coup d’œil : peu de mots, de gros caractères, aucun texte qui défile.

Un parc dispersé, un écran par immeuble

Chaque cabine est un point isolé, souvent sans personne sur place pour intervenir. Tout doit se voir et se corriger à distance : le contenu diffusé, l’état de l’écran, la programmation du jour.

Une gaine peu accueillante pour le réseau

Le wifi d’un bâtiment porte mal dans une gaine d’ascenseur, et la cabine se déplace. La diffusion doit continuer pendant une coupure et se remettre à jour dès que la liaison revient.

Un parc qui grandit sans changer de méthode

Un premier immeuble, puis dix, puis cent. Le mode d’exploitation retenu au départ doit tenir à toutes les échelles, sinon chaque nouveau site coûte un peu plus cher que le précédent.

La réponse

Ce qu’EMITY apporte au projet

Six briques, toutes activées sur ce déploiement.

Responsable d’exploitation devant un ordinateur portable affichant le tableau de bord E-MANAGER

Le pilotage

Tout le parc depuis un navigateur

Le cœur du dispositif tient dans un navigateur. Depuis E-MANAGER, une personne voit l’ensemble du parc, compose une boucle de diffusion, la programme sur une plage horaire et l’envoie à un groupe de cabines. Aucun déplacement, aucune intervention dans l’immeuble.

C’est ce point qui rend le modèle viable pour un équipementier : le coût d’exploitation d’un écran supplémentaire est proche de zéro. Le premier immeuble et le centième se gèrent de la même façon.

En pratique

Comment se déroule un déploiement

Quatre étapes, les mêmes pour le premier immeuble et pour le centième.

01

L’écran est posé

En cabine, sur la paroi latérale ou au-dessus des boutons ; sur le palier, à côté des portes. Le format suit l’emplacement : portrait pour une paroi étroite, paysage pour un bandeau.

02

Il se raccorde à la plateforme

Sur un écran connecté (Android TV, Tizen, webOS), l’application E-SOFT s’installe directement. Sur un écran qui ne l’est pas, un boîtier E-BOX prend le relais. Le boîtier n’est donc pas systématique.

03

Le contenu se compose

Dans l’éditeur intégré : un fond, un titre en gros caractères, une ligne d’information, un widget météo. Les modèles se réutilisent d’un immeuble à l’autre.

04

Le parc se pilote à distance

Groupes, plages horaires, remplacement d’un visuel, contrôle de l’état des écrans : tout passe par E-MANAGER, depuis n’importe quel poste.

Les effets

Ce que l’écran change, concrètement

Écran portrait d’affichage dynamique dans une cabine d’ascenseur, indiquant les étages, devant un passager

Un temps d’attente qui sert à quelque chose

Quelques dizaines de secondes où le regard n’a nulle part où se poser. Un écran bien composé y place l’information utile du jour, sans que personne ait à la chercher.

Écran paysage d’affichage dynamique fixé sur la paroi bois d’une cabine d’ascenseur

Une information de service à la bonne porte

Une maintenance annoncée, une réunion signalée, un étage réorganisé : le message arrive là où tout le monde passe, plutôt que sur une feuille scotchée sur la porte.

Hall d’ascenseurs d’un immeuble de bureaux, avec un écran mural d’information à côté des portes

Un produit qui se distingue à la vente

Pour un équipementier, l’écran devient un argument de différenciation et une ligne de revenu récurrent, sur un matériel qui, sans lui, se compare surtout au prix.

Ce qu’en dit le client

Le retour des équipes Schindler

« C’est performant ! »

Rahim, chef de projet digital chez Schindler

« Le partenariat avec EMITY fonctionne, la solution est fiable. »

Rahim, chef de projet digital chez Schindler

L’enseignement

Ajouter un écran à un produit : ce que cela change

Le cas Schindler intéresse au-delà des ascenseurs, parce qu’il décrit une mécanique valable pour beaucoup de fabricants : ajouter un écran à un produit déjà installé chez le client, et le transformer en service.

  • Un matériel qui se comparait surtout au prix gagne un service que le concurrent n’a pas.
  • L’écran crée une ligne de revenu récurrent, là où la vente d’équipement est ponctuelle.
  • Le fabricant garde un lien avec le bâtiment après la pose, et une raison de revenir voir son client.
  • Le contenu diffusé reste sous le contrôle du gestionnaire d’immeuble, qui devient utilisateur de la plateforme.

Questions fréquentes

Ce que demandent les gestionnaires d’immeubles

Près d’une centaine d’écrans équipent les ascenseurs Schindler. Le partenariat a pris la forme d’un contrat cadre, ce qui permet au parc de s’étendre bâtiment après bâtiment sans repasser par une négociation à chaque site.
Depuis 2018, année où Schindler France lance E-screen, son offre d’écran connecté en cabine. La plateforme EMITY assure depuis lors la gestion des contenus et le pilotage à distance des écrans.
Par E-MANAGER, le tableau de bord web d’EMITY. Un visuel se remplace depuis un navigateur, puis part vers un écran, un bâtiment ou un groupe entier de cabines. Aucun déplacement n’est nécessaire, et la programmation horaire permet de préparer une diffusion à l’avance.
La diffusion continue. Les contenus sont stockés localement sur l’écran ou sur son boîtier : la boucle tourne même sans liaison. Dès que la connexion revient, l’écran récupère les mises à jour programmées entre-temps.
Non. Sur un écran connecté — Android TV, Tizen ou webOS — l’application E-SOFT s’installe directement sur l’écran, sans matériel supplémentaire. Le boîtier E-BOX sert quand l’écran n’est pas connecté, ou quand le débit vidéo attendu le justifie.
Oui. EMITY ne dépend d’aucun fabricant d’écran ni d’aucun ascensoriste : la plateforme pilote un parc hétérogène depuis la même interface. Un parc déjà installé peut même être repris, sans remplacer les écrans en place.
Le temps de lecture. En cabine, le passager dispose de quelques dizaines de secondes : le message tient en une ligne, en gros caractères. Sur le palier, l’attente est plus longue et le regard plus disponible : un contenu un peu plus riche y trouve sa place. Le sujet est traité en détail dans notre guide des écrans et ascenseurs.

Pour aller plus loin

D’autres déploiements

Chaque cas client d’affichage dynamique publié sur ce site indique le secteur, l’année et la taille du parc installé.

  • GLS France — 111 écrans au bout des quais du hub de Paris Sud, connectés au logiciel de gestion de parc.
  • Europcar — 360 écrans et tablettes en agence, pilotés depuis une interface centrale.
  • Bureaux & Co — 16 écrans dans des espaces de coworking : salles, services, vie du lieu.

Un écran à ajouter à votre produit ?

Quelques minutes de démonstration suffisent pour voir comment un parc d’écrans dispersés se pilote depuis un seul navigateur.