Écran LED : comprendre la technologie et dimensionner votre mur
Un écran LED ne s’achète pas en pouces. Il s’assemble module par module, et trois décisions commandent tout le reste : le pas de pixel, la taille du mur et la technologie de la dalle. Voici de quoi les prendre — vocabulaire compris, calculateur à l’appui.
Le principe
Un écran LED n’est pas un grand téléviseur
La différence tient en une phrase : un écran LCD affiche une image derrière une dalle rétroéclairée, tandis qu’un écran LED est fait de diodes qui émettent elles-mêmes la lumière. Tout découle de là.
Chaque point de l’image est une diode électroluminescente — une LED, ou DEL en français. Ces diodes sont montées par milliers sur des modules rectangulaires, souvent de 320 × 160 mm, eux-mêmes clipsés dans des châssis appelés cabinets. Le mur se construit en juxtaposant ces éléments : sa taille et sa forme n’ont donc rien d’imposé.
Cette liberté explique les trois qualités propres au LED, et sa contrainte principale.
- ✓Aucune bordure : deux modules voisins se touchent, l’image reste continue — là où un mur d’écrans LCD garde un liseré noir à chaque jonction
- ✓Une luminosité hors normes : de 600 à 8 000 nits selon le modèle, de quoi rester lisible face au soleil
- ✓N’importe quelle forme : une bande très allongée, un portrait, un tour de stade complet
- ✓La contrainte : une résolution atypique, presque jamais celle d’un téléviseur — c’est le point que le logiciel de diffusion doit savoir traiter

Le vocabulaire
Six mots à connaître avant de demander un devis
Ces termes reviennent dans toutes les fiches techniques et dans toutes les propositions d’intégrateurs. Les tenir évite bien des malentendus.
Le pas de pixel
pitch, en millimètres
La distance entre le centre de deux LED voisines. Un P2,5 espace ses diodes de 2,5 mm. C’est la mesure qui décide de la finesse de l’image, du prix de la dalle… et de la distance à laquelle elle se regarde.
Le module
l’élément de base
La brique du mur, typiquement 320 × 160 mm. Sa taille impose le pas de la construction : les dimensions finales sont toujours un multiple de celles du module.
Le cabinet
le châssis
Le cadre en aluminium qui accueille plusieurs modules, avec son alimentation et sa carte de réception. Les formats courants : 500 × 500 mm en intérieur, 960 × 960 mm en extérieur.
La luminosité
en nits (cd/m²)
La quantité de lumière émise. Un bureau se contente de 600 nits ; une vitrine exposée plein sud en réclame 2 500 à 5 000, et une façade jusqu’à 8 000.
L’indice de protection
IP20 à IP65
La résistance à la poussière et à l’eau. Un écran extérieur descend rarement sous IP65 en face avant ; en intérieur, IP20 à IP31 suffit.
La résolution
en pixels
Le nombre total de LED du mur. Elle se déduit du nombre de modules et du pas : c’est elle, et non le format de la source, qui donne la taille exacte des visuels à composer.
Les technologies
SMD, COB, GOB : ce que recouvrent les sigles des fiches techniques
Une dalle LED se distingue moins par sa marque que par la façon dont ses diodes sont posées. Quatre familles couvrent presque tout le marché, auxquelles s’ajoutent deux cas particuliers.
| Technologie | Principe | Là où elle excelle | Point d’attention |
|---|---|---|---|
| SMD (trois-en-un) | Les trois diodes rouge, verte et bleue sont réunies dans un boîtier unique, soudé en surface du module. | La grande majorité des murs, de P1,5 à P10, en intérieur comme en extérieur. | Sous 2 mm, les diodes apparentes deviennent fragiles aux chocs et au nettoyage. |
| COB (chip on board) | Les puces sont posées directement sur le circuit puis noyées sous une couche de résine continue. | La vision de près, sous 1,5 mm : studios, salles de réunion, régies, halls où le public s’approche. | Un coût sensiblement plus élevé que le SMD à pas égal. |
| GOB (glue on board) | Une dalle SMD classique, recouverte après coup d’une résine de protection. | Les lieux de passage où l’écran se fait toucher : musées, écoles, halls d’accueil, salles de sport. | Un surcoût modéré par rapport au SMD nu, pour une robustesse nettement supérieure. |
| DIP (LED traversantes) | Une diode distincte par couleur, insérée à travers le circuit imprimé. | Les très grands pas en extérieur, sur des panneaux vus de loin. | Une image grossière de près, et une technologie en net recul au profit du SMD étanche. |
| LED transparente | Des bandes de diodes espacées, collées sur une vitre ou suspendues devant elle. | Les vitrines et les façades vitrées, quand la vue doit rester dégagée. | Une définition et un contraste inférieurs à ceux d’une dalle pleine — c’est le prix de la transparence. |
| Mini-LED et micro-LED | Des puces de taille très réduite, qui autorisent des pas inférieurs au millimètre. | Les salles de contrôle, les plateaux de tournage et le haut de gamme d’entreprise. | Un budget qui reste réservé aux projets où la finesse prime sur tout. |
L’outil
Calculez les dimensions, la résolution et la technologie de votre mur
Le vocabulaire posé, passons au concret. Renseignez le lieu, le recul disponible et la taille visée : le calculateur en déduit le mur réel, module par module, et le format exact des visuels à préparer.
Calculateur de mur LED
Cinq réglages suffisent pour obtenir les dimensions réelles de votre mur, sa résolution exacte et la technologie adaptée à votre lieu.
Le pas de pixel est la distance entre deux LED voisines. Plus il est fin, plus la vision de près reste nette — et plus la dalle coûte cher.
Un mur LED s’assemble module par module : les dimensions finales sont ajustées au multiple le plus proche.
Votre mur LED
Les dimensions, la résolution et le nombre de modules sont des résultats exacts. Le poids, la consommation et la luminosité sont des ordres de grandeur du marché, à confirmer sur la fiche technique du modèle retenu et lors de l’étude technique.
La règle du métier
Choisir le pas de pixel : une question de recul, pas de budget
Le réflexe coûteux consiste à prendre le pas le plus fin possible. Or au-delà d’une certaine distance, l’œil ne distingue plus rien de plus. Le repère du métier tient en une phrase : le pas en millimètres correspond à peu près à la distance minimale de lecture en mètres.
| Pas de pixel | Lecture confortable à partir de | Usages typiques | Technologie usuelle |
|---|---|---|---|
| P0,9 à P1,5 | 1 à 2 m | Salle de réunion, régie, studio, comptoir d’accueil | COB ou mini-LED |
| P1,8 à P2,5 | 2 à 3 m | Hall d’entreprise, showroom, magasin, agence | SMD, ou GOB en zone de passage |
| P2,9 à P3,9 | 3 à 5 m | Grande surface, hall de gare ou d’aéroport, vitrine profonde | SMD |
| P4,8 à P6,7 | 5 à 8 m | Façade, parking, totem extérieur, salle de sport | SMD étanche IP65 |
| P8 à P10 | 8 à 15 m | Stade, bord de route, très grand format publicitaire | SMD haute luminosité |
Un P2,5 installé dans un hall où le premier spectateur se tient à huit mètres coûte nettement plus cher qu’un P4 — pour une image perçue identique. L’inverse est vrai : un P6 derrière un comptoir d’accueil laissera voir sa trame. Le calculateur ci-dessus signale ces deux écarts.
Trois contextes
Le lieu commande la dalle, bien plus que le budget
Un même pas de pixel donne trois écrans différents selon l’endroit où il est posé. Voici ce qui change à chaque fois.
Deux de ces situations ont leur page dédiée : l’écran publicitaire de vitrine pour capter les passants, et l’écran LED transparent quand la vitrine doit rester traversante. Pour un écran publicitaire installé en espace public, le cadre légal — dont l’extinction entre 1 h et 6 h — est détaillé sur notre page écrans DOOH.
La comparaison
Mur LED ou écrans LCD : lequel pour quel projet ?
La question se pose dès qu’une grande surface d’affichage est en jeu. Sept critères suffisent à trancher — et le dernier vaut d’être noté : le choix du matériel ne conditionne pas le logiciel.
| Critère | Mur LED | Écrans LCD professionnels |
|---|---|---|
| Taille et format | Libres : le mur s’assemble à la dimension voulue | Figés par le catalogue : 43, 55, 75, 86 pouces… |
| Continuité de l’image | Aucune bordure entre deux modules | Un liseré noir à chaque jonction dans un mur d’écrans |
| Luminosité | 600 à 8 000 nits selon le modèle | 350 à 3 500 nits pour les modèles haute luminosité |
| Vision de près | Limitée par le pas de pixel choisi | Nette à toute distance, la dalle étant définie une fois pour toutes |
| Usage extérieur | Prévu d’origine, avec des cabinets étanches | Possible, mais dans un caisson spécifique ventilé |
| Budget | Calculé au mètre carré, plus élevé | Plus accessible en petites et moyennes tailles |
| Pilotage avec EMITY | Identique : même plateforme, mêmes playlists | Identique : même plateforme, mêmes playlists |
En pratique, la LED s’impose au-delà d’environ six mètres carrés, en extérieur, et dès qu’un format sort de l’ordinaire. En deçà, un ou deux écrans professionnels remplissent la même mission pour bien moins cher.
La réponse EMITY
Piloter un mur LED : ce qui change d’un logiciel à l’autre
La dalle est choisie, installée, alimentée. Reste à lui envoyer quelque chose — et c’est là que les écarts se creusent entre les plateformes.
Compatibilité universelle
Un éditeur adossé à un constructeur ne pilote que les écrans de sa marque. EMITY prend en charge tous les fabricants : un seul logiciel quel que soit le matériel installé, dalles LED comprises.
Un parc déjà en place se reprend sans changer une dalle, y compris s’il tourne aujourd’hui sous un logiciel concurrent.
Le format LED, géré nativement
C’est la difficulté propre au LED : 858 × 495 px n’est le format standard de rien du tout. Dans E-MANAGER, cette résolution se renseigne dans les paramètres de diffusion de la playlist.
L’éditeur ouvre alors une toile à la bonne dimension, et les visuels arrivent à l’écran sans déformation ni bande noire.
Maîtrise du rendu vidéo
Une grande surface LED demande un débit constant. La gamme de lecteurs E-BOX est dimensionnée pour les animations et la 4K, là où un lecteur d’entrée de gamme saccade.
La synchronisation maître-esclave fait défiler plusieurs dalles sans le moindre décalage d’une image à l’autre.
Sans boîtier quand l’écran sait faire
Sur les écrans de dernière génération dits all in one (LG, Samsung…), E-SOFT s’installe directement dans la mémoire de l’écran : plus de lecteur externe à alimenter ni à fixer.
Le boîtier reste utile quand la puissance ou la connectique de l’écran ne suffit pas. Les deux voies coexistent dans un même parc.
Programmer plutôt que surveiller
Les plages de diffusion se préparent à l’avance, jour par jour et écran par écran. Utile pour un mur de magasin, indispensable pour un écran publicitaire soumis à l’extinction nocturne.
Le signal télévisé trouve aussi sa place : sources NDI et IPTV, pour basculer sur un direct au bon moment.
Créer le contenu, à trois niveaux
L’éditeur intégré d’EMITY compose directement au format du mur, reconstitué à partir de la taille des modules — y compris pour un tour de stade.
Si vos équipes les utilisent déjà, les passerelles Canva et Adobe Express renvoient le média à la bonne dimension. Et pour une création professionnelle, notre partenaire La Collab prend le relais.
En ligne, sans serveur à installer
La plateforme s’utilise depuis un navigateur. Aucun serveur à monter, aucun poste dédié à maintenir, rien à ouvrir sur le réseau interne de l’entreprise.
Les mises à jour arrivent seules, et un écran ajouté se raccorde en quelques minutes.
Une prise en main de quelques minutes
Changer un visuel, décaler une plage, ajouter une vidéo : ces gestes se font sans compétence technique et sans rappeler un prestataire.
C’est ce qui décide, en pratique, si le mur reste vivant six mois après son installation.
Une suite, pas un logiciel de plus
Le mur LED n’est souvent que le début. La même plateforme gère ensuite le parc entier, et couvre la file d’attente, la réservation de salles, le registre d’accueil visiteurs ou le score sportif.
Un seul contrat, une seule formation, un seul interlocuteur si le besoin évolue — les formules d’abonnement couvrent l’ensemble.
L’accompagnement
Un projet LED se mène rarement seul
Entre l’étude de structure, le choix de la dalle, le coffrage et la création des visuels, plusieurs métiers se croisent. Voici comment ils s’articulent autour d’EMITY.
Pekason
Concepteur français d’écrans LED depuis 2008, avec un bureau d’études à Toulouse et plus de 500 écrans posés en France et en Europe. Ses équipes conseillent le type de dalle, dimensionnent la configuration, réalisent l’étude technique et le coffrage, puis installent et assurent le service après-vente. Leurs écrans sont pilotés par E-MANAGER.
La Collab
Un mur LED superbe qui diffuse un visuel mal cadré reste un mur LED mal exploité. La Collab met en relation avec des professionnels du graphisme et de la création audiovisuelle, pour produire des contenus au format exact de votre écran — là où l’éditeur intégré atteint ses limites.
Le réseau EMITY
EMITY se distribue par un réseau de +130 partenaires certifiés en France et en Europe. Chacun connaît la plateforme, forme vos équipes et reste l’interlocuteur du quotidien. Nous vous orientons vers celui dont le périmètre et la spécialité correspondent à votre projet.
Questions fréquentes
Vos questions sur les écrans LED
D’autres réponses sur l’affichage numérique vous attendent dans notre FAQ affichage dynamique.
