L’affichage dynamique au service de la communication d’urgence
Une sirène signale qu’il se passe quelque chose. Elle ne dit ni quoi, ni où, ni que faire. Un réseau d’écrans, lui, affiche la nature de l’événement, la consigne à appliquer et la direction à prendre — en quelques secondes, sur tous les sites, et jusqu’aux personnes qui n’entendent pas l’alarme.
(art. R4227-39)
par le PPMS des écoles
une déficience auditive (DREES)
LE CONSTAT
Une sirène dit qu’il se passe quelque chose. Pas quoi faire.
Le signal sonore d’alarme générale est conçu pour être audible en tout point du bâtiment et impossible à confondre avec une autre signalisation (art. R4227-36 du Code du travail). Il n’est pas conçu pour transporter une information. Or la question qui compte, dans les premières secondes, n’est pas « y a-t-il un problème ? » mais « lequel, et que dois-je faire, depuis l’endroit où je me trouve ? »
| Canal d’alerte | Qui peut le déclencher | Ce qu’il transporte | Perçu sans le son | Perçu sans téléphone | Maille de ciblage |
|---|---|---|---|---|---|
| Sirène / alarme incendie (SSI) | L’exploitant, ou la détection automatique | Un signal, sans information | Non | Sans objet | Le bâtiment entier |
| FR-Alert (cell broadcast) | Le Premier ministre ou le préfet, exclusivement | Une consigne générique de sécurité civile | Oui | Non | Une zone géographique, autour des antennes |
| E-mail, intranet, SMS interne | Selon l’organisation interne | Un texte détaillé, lu plus tard | Oui | Non | Des listes de diffusion |
| Affichage dynamique | Toute personne habilitée dans le logiciel | Nature de l’événement + consigne + direction, en images | Oui | Oui | Par écran, zone, bâtiment ou site |
Sources : Code du travail, art. R4227-34 à R4227-36 (alarme sonore) ; ministère de l’Intérieur, dossier de presse FR-Alert et fr-alert.gouv.fr (déclenchement réservé au Premier ministre et aux préfets, diffusion cellulaire par zone d’antennes).
DÉFINITION
Qu’est-ce que la communication d’urgence ?
La communication d’urgence désigne l’ensemble des moyens qui permettent, lors d’un événement grave, de diffuser en quelques secondes une information et une consigne à toutes les personnes présentes dans un bâtiment ou sur un site : salariés, visiteurs, intérimaires, élèves, patients ou clients. Elle se distingue de la communication de crise, tournée vers l’extérieur — médias, clients, autorités — et qui se joue sur des heures ou des jours.
Les quatre postures à savoir diffuser
- ✓Évacuer — quitter le bâtiment par un cheminement précis vers un point de rassemblement.
- ✓Se mettre à l’abri — rester à l’intérieur, rejoindre un local clos, fermer les ouvertures, couper la ventilation.
- ✓Mise à l’abri améliorée — calfeutrer, en cas de nuage toxique ou de risque chimique.
- ✓S’échapper ou se cacher — en cas d’intrusion, fuir si la fuite est possible, se barricader sinon.
Les quatre postures du PPMS unifié — MENJ/Éduscol, Modèle de PPMS unifié, notice explicative, février 2024. Deux d’entre elles sont des consignes strictement opposées : diffuser la mauvaise coûte plus cher que ne rien diffuser du tout.
Où placer les écrans
Halls et accueils
Le point de passage de tous les visiteurs, y compris de ceux qui ne connaissent pas les lieux.
Circulations et escaliers
Là où se prend la décision de direction, au moment où elle se prend.
Ateliers et zones de production
Là où le bruit couvre la voix et où le téléphone reste au vestiaire.
Salles de pause et réfectoires
Des zones de regroupement, souvent éloignées des postes de travail.
Salles de réunion et salles de classe
Des espaces fermés, où l’information extérieure ne parvient pas.
Extérieur et points de rassemblement
Pour orienter, compter et annoncer la fin de l’alerte.
CADRE LÉGAL
Ce que la réglementation française attend d’un dispositif d’alerte
Quatre textes structurent le sujet en France. Aucun n’impose l’affichage dynamique — mais tous décrivent un besoin qu’un signal sonore seul ne peut pas satisfaire : porter une consigne, la rendre compréhensible par chacun, et la rendre perceptible même par une personne qui n’entend pas.
Synthèse à visée informative, arrêtée au 7 août 2026. Elle ne se substitue ni aux textes en vigueur, ni à l’avis de votre commission de sécurité ou de votre service de prévention.
Informer « de manière compréhensible pour chacun »
L’employeur organise l’information des travailleurs sur les risques et les mesures prises (art. L4141-1). Cette information doit être délivrée « de manière compréhensible pour chacun » (art. R4141-2) et porter notamment sur « la conduite à tenir en cas d’accident ou de sinistre » (art. R4141-3). La formation à la sécurité est « répétée périodiquement » (art. L4141-2).
Afficher les consignes, exercer tous les six mois
La consigne de sécurité incendie est « établie et affichée de manière très apparente » dans chaque local occupé par plus de cinq personnes (art. R4227-37). Elle désigne les personnes chargées de diriger l’évacuation et précise « les mesures spécifiques pour l’évacuation des personnes handicapées » (art. R4227-38). Les exercices ont lieu « au moins tous les six mois » et sont consignés sur un registre tenu à disposition de l’inspection du travail (art. R4227-39).
Rendre l’alarme perceptible par toutes les personnes présentes
En établissement recevant du public, l’article MS 64 §3 du règlement de sécurité impose que « un signal sonore doit être complété par un dispositif destiné à rendre l’alarme perceptible en tenant compte de la spécificité des locaux et des différentes situations de handicap des personnes amenées à les fréquenter isolément ». C’est une obligation de résultat : le texte ne prescrit aucune technologie.
PPMS : deux moyens d’alerte, quatre postures
Depuis la circulaire du 8 juin 2023, chaque école et établissement dispose d’un PPMS unifié. La notice ministérielle de février 2024 exige « au moins deux moyens d’alerte, connus, audibles de tous et partout, et distincts de l’alarme incendie », capables de porter quatre postures différentes. Elle précise que les signaux sonores « peuvent utilement être complétés par des signaux lumineux ».
MÉCANIQUE
Un bouton, une alerte, un message : comment fonctionne le déclenchement
Tout repose sur un principe simple : la pré-configuration. En situation d’urgence, personne ne rédige un message — le message existe déjà, et il ne reste qu’à le lancer.
Préparer
Les messages, visuels et consignes sont créés à l’avance dans E-Manager et validés par la direction ou le service prévention : une version par type d’événement, par site et, si nécessaire, par langue.
Habiliter
E-Manager gère les droits utilisateur individuellement. Chaque personne autorisée sait ce qu’elle peut déclencher, et sur quels écrans. La double authentification protège l’accès au compte.
Déclencher
Un clic depuis E-Manager, sur ordinateur, tablette ou smartphone. La priorisation de la programmation interrompt les contenus en cours sur les écrans ciblés — un bâtiment, un étage, une ligne de production, ou l’ensemble du parc.
Revenir à la normale
La fin de la diffusion rend la main à la programmation habituelle. Un message de fin d’alerte peut être diffusé dans la foulée, ce qu’aucune sirène ne sait faire.
CAS D’USAGE
Douze situations où l’écran change la donne
L’incendie est le scénario le plus documenté, mais il est loin d’être le seul. Chacune des situations ci-dessous appelle une consigne différente — et souvent opposée à la précédente.
Incendie et évacuation
La sirène déclenche le mouvement ; l’écran indique la zone touchée, le cheminement à emprunter et le point de rassemblement.
Intrusion, attentat
Une posture opposée à l’évacuation : s’échapper, ou se cacher et se barricader. Un signal sonore unique ne sait pas faire cette distinction.
Confinement et mise à l’abri
Rejoindre un local clos, fermer les ouvertures, couper ventilation et climatisation, et attendre la levée du confinement.
Accident chimique, site Seveso
Alerter les équipes, mais aussi les sous-traitants et les visiteurs présents sur le site, que les canaux publics ne ciblent pas à la maille du bâtiment.
Alerte météo
La vigilance Météo-France comporte quatre niveaux et huit phénomènes. L’écran relaie le niveau départemental et la consigne de l’employeur : fermeture anticipée, télétravail, plan canicule.
Panne d’infrastructure
Ascenseurs à l’arrêt, coupure d’eau ou d’énergie, zone rendue inaccessible : une information de service qui évite des dizaines d’appels au standard.
Cyberattaque et procédure de repli
Lors d’un rançongiciel, la messagerie et l’intranet tombent. Un réseau d’écrans sur une infrastructure distincte peut rester le dernier canal interne disponible.
Alerte sanitaire
Restriction d’accès à un local, mesures d’hygiène renforcées, fermeture temporaire d’un service : des consignes qui changent vite et doivent être vues.
Urgence médicale et défibrillateur
Localiser le défibrillateur le plus proche, appeler les sauveteurs secouristes du travail nommément, guider les secours jusqu’au bon niveau.
Personnes sourdes ou malentendantes
Plus de sept millions de personnes sont concernées par une déficience auditive en France (DREES). L’écran est le seul canal qui leur porte une consigne, et pas seulement un flash.
Visiteurs, intérimaires, non-francophones
Ceux qui ne connaissent ni les lieux, ni les procédures, ni parfois la langue. Un pictogramme et une flèche fonctionnent pour tout le monde.
Exercices réglementaires
Annoncer l’exercice, le piloter en temps réel, diffuser le débriefing. Un exercice mal compris est un exercice raté.
ENVIRONNEMENTS
Un dispositif qui s’adapte à chaque environnement
Les contraintes ne sont pas les mêmes selon les lieux : le bruit en atelier, l’âge du public à l’école, la continuité de service à l’hôpital.
HONNÊTETÉ
Ce que l’affichage dynamique ne remplace pas
Un dispositif d’alerte crédible commence par dire ce qu’il ne fait pas.
MISE EN ŒUVRE
Mettre en place la communication d’urgence avec EMITY
EMITY est un éditeur français de logiciels d’affichage dynamique : plus de 7 000 écrans connectés, plus de 1 000 comptes clients, dans plus de 20 pays. Voici ce sur quoi s’appuie concrètement un dispositif d’alerte.
Programmation et priorisation
E-Manager gère la programmation des contenus et leur priorisation : une diffusion d’alerte prend la main sur la playlist en cours.
Multi-écrans, multi-sites
Un seul tableau de bord pour l’ensemble du parc, avec un ciblage par écran, par groupe, par bâtiment ou par site.
Droits utilisateurs individualisés
La gestion individualisée des droits détermine qui peut déclencher quoi. Double authentification en formule Premium, SSO en formule Excellence.
Messages sonores
Le son s’ajoute à l’image : diffusion d’un flux radio depuis le logiciel, ou messages sonores via le partenariat RadioShop.
Synchronisation maître-esclave
Plusieurs écrans coordonnés sans décalage perceptible : le même message, au même instant, sur un mur d’écrans ou une chaîne d’affichage.
Diffusion maintenue en cas de coupure Internet
Le player E-Box continue de diffuser les contenus enregistrés hors ligne. Une clé 4G est proposée en option pour sécuriser la liaison.
Hébergement en France et sécurité
Serveurs OVH hébergés en France, conformité RGPD, tests d’intrusion réguliers et 99,9 % d’uptime garanti sur la solution SaaS.
Connecteurs et flux
API, base de données, flux RSS, météo, trafic : les contenus d’alerte peuvent être alimentés automatiquement. Voir nos intégrations.
Savoir qui est présent
Une évacuation suppose de savoir qui se trouve dans le bâtiment. Le registre visiteurs tient à jour la liste des personnes accueillies.
La communication d’urgence n’est qu’un usage parmi d’autres du même réseau d’écrans : le reste de l’année, il porte la communication interne, les indicateurs et l’information de service. Découvrez la plateforme d’affichage dynamique EMITY.
QUESTIONS FRÉQUENTES
Communication d’urgence : vos questions
Les dix questions qui reviennent le plus souvent, avec les textes de référence.


